jeudi 31 décembre 2009

SUR QUELLES BASES ?


L’expérience d’un chemin de vie …

Bien sûr, il y a un diplôme, une formation de base puis des temps de formation tout au long de mon parcours :

Des études de psychologie et des formations sur la communication, l’écoute, la gestion, etc … Mais aussi une passion d’apprendre en autodidacte au fil de rencontres et d’échanges multiples. Une réflexion et une analyse des relations vécues, une confrontation permanente entre l’expérience de vie et la pensée des hommes au travers de lectures choisies au rythme des questionnements personnels.

De Emile Zola à Axel Honneth en passant par Sigmund Freud, Thomas Gordon, René Girard, Jean-Paul Sartre, Edgar Morin, Alain Touraine, Kostas Axelos, Georges Simenon, François Jullien, Roberto Juarroz et bien d’autres … Tout cela pimenté de passion pour la musique, blues avant tout, le théâtre, pour en arriver à l’écriture, écriture de soi, écriture fiction …

A la croisée de la psychologie, de la philosophie, de l’anthropologie, de la sociologie et de l’art.

Au travers d’un quotidien de relations de proximité: vie à deux, paternité, amitié, collaborations, animation, gestion d’équipe, action citoyenne …

A la rencontre de l’humain…

Cet humain qui traverse la vie avec tellement de questions entre souffrances et joies, peurs, colères et plaisirs… Cet humain capable de tout et de rien, fragile et aspirant à l’immortalité, désireux de construire le monde et à la limite de le détruire. A l’écoute de l’humain… Nous sommes tous embarqués dans un passage de quelque temps sur cette terre allant sans doute vers le néant. Il n’y a donc probablement de sens que dans la recherche de la paix et du bonheur au travers de la relation à soi, au monde et à l’autre.

A l’écoute des doutes, des questions de la souffrance en vue de construire un « être bien », une « sécurité d’existence ». A l’écoute des émotions pour qu’elles puissent se vivre et se communiquer, pour que douleur rime avec plaisir, que grandir rime avec respirer…

A l’écoute des désirs, des envies car nous sommes êtres de tension. Toujours en projet vers un ailleurs, un mieux, un plus. Motivation, investissement diront les uns, créativité, expression, création diront d’autres. Pulsions qui font de notre vie un chemin un parcours… Tension qui parfois (souvent) devient rivalité, conflit qu’il faut essayer de « sublimer », si possible, gérer à tout le moins …


Au cœur du jeu du monde….

Tout est système, en nous et autour de nous. Entre le prévisible et l’imprévu germe l’inattendu. Nous avons appris à penser scientifiquement et à construire rationnellement. Nous avons cru au sens de l’Histoire voire au projet de Dieu, à la maîtrise de la nature, nous pensions acquérir une « santé de fer » proche de l’immortalité et aujourd’hui l’incertitude, l’insécurité nous rattrapent. Pollution, faim, mort, haine, guerre, génocides, voilà à quoi nous sommes confrontés alors que nous pensions avoir vaincu ! Tout est complexe, interconnecté, prodigieusement organisé et extrêmement instable … La seule pensée (intuition, résonnance affective) qui peut nous donner le moyen de continuer à vivre doit être complexe et systémique. A la recherche non plus de plans mais de stratégies. A la croisée de l’agir et du laisser advenir. Tout est systèmes : des systèmes qui fonctionnent – à organiser, gérer, diriger ; des systèmes qui dysfonctionnent – à analyser, déconstruire, changer ; des systèmes qui s’adaptent et rétroagissent sur eux-mêmes – à comprendre, accompagner, influencer ?


Dans le mystère du temps...

Je suis toujours interpellé par notre attachement au temps : toujours en train de raccrocher notre existence au passé dans la fureur d’accumuler des biens et des souvenirs qui nous donnent l’illusion d’une permanence. Toujours à la recherche de faire de l’avenir une réalité prévisible un chemin tout tracé entre épargne et assurance nous investissons sans fin pour notre sécurité (que l’on voudrait aussi sans fin). Or nous sommes des êtres de présent, vivant sur le fil de l’instant, à la recherche de l’orgasme, ayant toujours déjà perdu l’instant qui vient de passer et incapables de jamais anticiper le moment qui nous attend juste au-delà de maintenant. Toujours inquiets du sens, toujours dans le besoin d’en parler encore et encore pour essayer d’assumer la condition « d’être conscient », qu’il semble que nous sommes les seuls à connaître dans l’univers. Conscients et mortels…

Adossé à l’inconscient…

Nous savons, voulons, décidons mais uniquement à la pointe de l’iceberg de notre être. Nous avons donc tellement besoin de chercher d’où tout cela nous vient sans jamais vraiment nous comprendre, juste nous deviner pour essayer de nous orienter… Car notre conscience émerge d’un inconscient, notre agir se fonde sur des fondations que nous devinons à peine …

D’abord parce que nous sommes chimiques, physiologiques, corporels. Nos pensées, sensations, émotions se construisent dans un magma corporel dont nous ne maîtrisons pas grand-chose, quoique ? Ensuite parce que nous sommes nés de l’instinct et de l’inconscience de nos premiers moments, que toute notre vie est histoire, familiale et sociale qui façonnent nos attitudes au travers des manques et des pleins de notre vécu…

Parce que tout cela repose sur une culture qui s’est construite au travers de toute l’histoire des sociétés, de l’humanité et qui nous façonne… Parce que l’humain a été dès les premiers jours dépassé par sa violence, allant jusqu’au meurtre de l’innocent, parce qu’il a bien du mal à se construire en choisissant les autres pour modèles sans tenter de leur arracher ce qu’ils leur donnent à désirer.

Parce qu’il a les pieds dans la terre (mère) et la tête dans les étoiles…

Parce qu’être femme, être homme, être en relations n’est pas simple. Parce que trouver sa place dans une société où tout bouge est un défi.

Relié écologiquement à l’univers…

Dans une vision écologique. Ecologie personnelle (respect, recherche de soi), naturelle (à l’inverse de la supériorité de l’humain sur le monde), culturelle (accueil de la différence) et spirituelle (respect de l’être).

Au service de la reconnaissance de l’homme par ses semblables : un humain aimé, libre, qui a des droits et qui participe à la créativité humaine.

Avec audace, discrétion et humilité …

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